Les émeutes de 2005 dans les banlieues françaises sont des violences urbaines qui ont commencé à Clichy-sous-Bois le 27 octobre 2005 puis se sont répandues dans un grand nombre de banlieues à travers la France. L'état d'urgence a été déclaré le 8 novembre 2005, puis prolongé pour une durée de 3 semaines. Au 17 novembre, la police déclare être revenue en situation normale.
Elles ont essentiellement pris la forme d'incendies criminels et de jets de pierres contre les forces de l'ordre. Dans certains cas, ces événements se sont transformés en émeutes opposant plusieurs centaines de personnes dans des quartiers de banlieues dits "sensibles" contre les forces de police françaises, avec parfois des tirs à balles réelles contre les policiers (exemple de Grigny).
La Cause de ses émeutes
L'élément déclencheur de ces événements est le décès de deux adolescents de Clichy-sous-Bois, Zyed Benna ,(17 ans) et Bouna Traoré (15 ans), morts par électrocution dans l'enceinte d'un poste source électrique alors qu'ils étaient poursuivis par la police, malgré les premières déclarations contraires du Ministre de l'Intérieur[ qui a ensuite demandé un rapport de l'IGS . A ce jour, les circonstances exactes de ce drame n'ont pas encore été éclaircies.
Vers 17 h 30, une dizaine de Clichois reviennent à pied du stade Marcel-Vincent de Livry-Gargan, où ils ont passé l'après-midi à jouer au football. En chemin, ils passent à proximité d'un grand chantier de construction, où un riverain, croyant les avoir vus rôder autour d'une baraque de chantier, appelle le commissariat de Livry-Gargan qui dépêche un véhicule de la brigade anticriminalité, bientôt rejoint par d'autres équipages[réf. nécessaire]. Les jeunes s'enfuient à la vue de la police. Six adolescents seront interpellés, dont quatre très rapidement dans le parc Vincent-Auriol. Deux autres dans le cimetière qui jouxte le transformateur EDF où se sont réfugiés trois autres fuyards : Bouna, Zyed, et Muhittin Altun, 17 ans. D'après les enregistrements des conversations radio, un gardien de la paix présent sur place, dit trois fois à ses collègues qu'il a vu les jeunes se diriger vers l'installation électrique et lance : "S'ils rentrent sur le site EDF, je ne donne pas cher de leur peau" .À 18 h 12, alors que les policiers sont rentrés au commissariat depuis vingt minutes[réf. nécessaire], Bouna et Zyed, cachés dans un recoin d'un transformateur, décèdent, touchés par un arc électrique. Le troisième est grièvement brûlé, mais parvient à regagner le quartier.
Des mouvements de rue ont débuté dans la soirée du 27, s'attaquant aux forces de l'ordre et aux sapeurs-pompiers de Paris.
Une grenade à gaz lacrymogène ayant appartenu aux forces de l'ordre a ensuite été lancée, pour des raisons encore inconnues, à proximité de la mosquée de Clichy-sous-Bois, ce qui a envenimé la situation alors que la communauté musulmane était encore en période de Ramadan. L'enquête administrative tend à montrer que la grenade a bien été jetée par les forces de l'ordre mais n'aurait pas pénétré l'enceinte de la mosquée, limitant son explosion à l'extérieur du bâtiment .
S'en suivent des agitations et destructions, d'abord localisées à Clichy-sous-Bois durant cinq nuits surtout, ensuite se sont étendues à Montfermeil puis à d'autres villes de la Seine-Saint-Denis et à Paris à partir du 1er novembre.
Bilan de ses émeutes
Du 28 Octobre au 17 Novembre 2oo5, selon un total établi par la DGPN, 9 193 véhicules ont été brulé.
2 921 interpellations , et on a comptés 123 policiers & gendarmes bléssés.
Autre coût potentiel, le dégât causé à l'image de la France dans le monde. Certains pays ont conseillé aux touristes d'éviter la France. Certaines entreprises étrangères ont émis des doutes concernant leurs investissements en France.
Au 3 décembre 2005, les assureurs évaluent les dégâts a 200 M¤.
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